
Paris.
Au bord d’un pont, au bord du gouffre, un homme, perdu, prêt à sauter. A coté de lui, une jeune femme hésite, puis le devance. L’homme saute, la sauve de la noyade, l’histoire commence.
Une histoire en noir et blanc, la vie d’un homme en proie à un manque total de confiance en lui, en mal d’amour… Un homme (Jamel Debouzze) qui parcourt les rues de Paris, tiraillé par le désespoir de ne pas pouvoir rembourser en une nuit la dette d’une vie, et par l’incapacité de voir en lui une qualité quelconque, tant il se sent inutile, faible et rabaissé par la société qui l’entoure.
Pour se sortir de cette situation, il devra apprendre a s’estimer, à se respecter, à croire en lui. Mais comment croire en soi quand le monde qui vous entoure n’a de cesse de mettre en valeur vos faiblesses, de vous persuader que vous ne représentez rien aux yeux de personnes ?
Telle est probablement la question que se pose cet homme avant de sauter du pont. Du moins, avant d’être interrompu dans ses pensées par une jeune femme aux envies suicidaires, paradoxalement si proche et si différente de lui de par son caractère, sa vie, et son destin. Un ange passe.
Ce film fortement empreint de la marque de Luc Besson, tant du point de vue du style, que de la non appartenance à un cinéma formaté, est profondément humain. Les sentiments, le respect de l’homme, la générosité, l’amitié, (et l’amour de l’autre !) sont autant de traits qui ressortent de cet extrait du septième art, mis en valeur par une bande en noir et blanc aussi réussie qu’inhabituelle par les temps actuels. Un film sensible, émouvant, enchanteur… enchantant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire